The One who got (me) on my knees

The One who got (me) on my knees
Une espèce de chaleur accompagnant cette balle venant se blottir entre mes côtes. Ce mal qui vous brûle la peau et le peu de muscles qui s'agrichent malicieusement aux vertèbres, vous recueillant des soupirs de gré et de plaisir, faisant passer vos moments mensongers de délicieuse démence en euphorie dépressive, l'or de mauvais goût en noble métal argenté, la tulipe adulée des amours inespérés en sauvage fleur des cimes effarouchées, la volupté des jeunes coquins fougueux en sage jouissance des dignes vieux martyrs, le cygne pleureur majestueux des hauts lacs d'occident en humble moineau prêcheur du franc bien, un paradis apathique et plat en enfer criard et avide de fraîches bûches effarées...
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# Posté le mardi 16 juin 2009 16:16
Modifié le mercredi 17 juin 2009 08:59

Requiem for (some kind of) Dream

Requiem for (some kind of) Dream
Elle est revenue comme le printemps chasser les tuiles humides par dessus nos toits. À pas feutrés, sans s'en apercevoir. Elle fuit la pluie. Elle goûte le beau temps, rince les cieux et assèche les derniers nuages de Mai avant même leur arrivée. Ravive les inflorescences de mon être. Ravive l'efflorescence de mon éveil. Ravive la délitescence de mon démon et l'exanthème de mon génie. Secoue mon âme et en fait tomber le mieux. Défraîchit le monde pour le semer de pétales. Floraison du diadème humain au sommet seigneur de son charme. Luxuriance de la vue sur terre à la nitescence de son nimbe. Elle est le présent. Le souffle qui anime les choses. La promesse du renouveau. Le monde se portera mieux... Whatever Sora wants.

Inspiré par La Nuit de Mai d'Alfred Musset_
# Posté le lundi 30 mars 2009 17:29

Ejac'colère

Ejac'colère
Dis-le moi en face, que je ne vaux pas un clou. Vas-y t'attends quoi ? Dis-moi que mes idées sont des chiffons à se torcher le cul. Dis-moi que je ne connais rien à la vie. Dis-moi que la vie et le monde attendent qlqun d'autre que moi pour se voir changés, en mal ou en bien. Dis-moi que mon existence n'est qu'une erreur et que mon génie n'est que bêtise. Que mon amour propre n'est que gâchis. Dis-moi que je devrai travestir ma plume pour plaire à ton altesse. Dis-moi que je devrai plutôt prostituer ma plume pour les plus offrants, et qu'on ne m'en offrira pas bcp finalement. Des miettes. Dis-moi que je ne vaux que des miettes de pain pourri. Dis-moi ce que t'en pense. Dis-moi tout. T'attends quoi ?

Ok. Laisses-moi parler à mon tour. Laisses-moi te dire... Non, laisses-moi te faire une promesse : je promets de pisser sur ta tombe pour insuffler de la vie aux vers qui boufferont de ton cadavre. Je te promets de faire de ta sourie un suppo blanc pour te boucher le cul, tu fermeras mieux ta gueule et tu vivras plus digne à mes yeux. Je te ferai t'immoler de honte pour ce jour où tes parents t'ont conçu. Je te promets de te jeter des miettes de pain juste pour te laisser la chance de retrouver mon chemin, vers mon ascension. Je t'attendrai aux sommets. Je sais que -pour toi- la grandeur de l'âme n'a pas de limite. Je t'en ferai voir le no-men's-land. Le paradis te sourira sur ma gueule de gamin orageux. Le satyr qui m'habite visitera tes nuits, te bercera à t'en faire vomir les tripes.
J'ai la haine mais j'ai surtout de la compassion pour ta race. Ton âme consternée et ton cadavre prosterné au pied de l'erreur incommensurable à laquelle seul le blasphème le plus fin peut tenir tête. Je te pardonne -à contre coeur- ton ignorance. Tu n'as pas l'oeil, ça se voit. Remarques, tu n'as pas de cerveau non plus. La faute à qui ? Surtout pas à Dieu. Par définition, Dieu est parfait et ne fait donc pas d'erreur. Il a juste pensé te mettre sur mon chemin pour que je t'épargne. Il t'a aussi mis sur le chemin d'autrui, il est tjrs plus rassurant de trouver plus bête que soi. Un peu comme qd j'ai faim mais que je zappe un repas ou deux en pensant à tous ces gosses en Afrique qui crèvent la dalle des jours entiers. Tu devrais y penser aussi, enfin si tu peux. Je sais, tu ne peux pas. Tu n'as pas cette pâte blanche que la carapace osseuse protège de l'invasion capillaire. Et c'est tant mieux, quand je pense qu'on ne la livre jamais avec une notice d'utilisation... t'en aurais pas fait grand chose.
# Posté le mardi 27 janvier 2009 13:12
Modifié le mardi 27 janvier 2009 13:25

Promesses'à Blanc

Promesses'à Blanc
... Je promets de la chérir au plus profond de mon âme. La prunelle de mes yeux. Les quatre sas de mon coeur. Les veines de mes chevilles craquetantes. La boire à eau bénite. La soigner des maux de la vie. La regarder pétrir le sommeil. La galvauder de louanges et de prières. La soudoyer d'amour et de roses, d'étoiles, de chewing gum blancheur éclatante, de vin d'orange, de lumière, de feu et de terre. Je jouerai de ma langue, mes doigts, mon souffle, mes béquilles, mes chaussons, mon train électrique, ma plume, ma canardise pour la faire jouir de fantaisie. Plier ma fougue au service de la reine. La promener tous les soirs dans des cafés où je me souillerai pour elle, m'essuyant vos regards et me tapant vos gueules de cadavres nacrés de diamants. Oui, la promener dans des cafés, des pages, des paysages et de l'encre de Chine. La traîner au tour de la terre, de Londres à Tokyo, des deux côtés du globe. De Londres à Tokyo, puis Versailles, Helsinki, Bruges, Amsterdam, New York, Viennes et Venise, Rome et encore Londres et Tokyo. L'honorer tous les moments que Dieu fait...


P.S Joyeux Anniv' de blog.
# Posté le jeudi 22 janvier 2009 07:38

Wise flies

Wise flies
Il est très difficile de se retrouver. Se ressaisir. Du poil de la bête, on en sent plus que la poussière. Allergique. On finit par devenir contagieux. Dépressif contagieux. Malédiction. Ne plus pouvoir pousser le bouchon, ne plus voir de bout. Aller au bout de ses peines. Justement, ne pas avoir de soucis fait qu'on stagne. Faire du sur-place, mais vouloir s'évader. Avoir une ligne de mire. Tenir un cap. Viser un horizon. Garder un oeil sur la coque. Mais personne en proue, même pas une sirène. Pas une Barbie. Les filles ont déserté, ou quoi ? J'ai quitté ma dernière barque. Faut dire que ce n'était qu'une jolie chambre-à-air, un radeau pour fuir l'île de la solitude. L'aigle vole seul ; ce sont les corbeaux, les choucas et les étourneaux qui vont en groupe (John Webster). Mais c'est dur d'être un aigle quand on vole avec des dindons... Je ne suis pas un aigle, mais pas un dindon. Je n'aime pas les dindons. Les dindons c'est plutôt tous ces figurants décorativement inutiles qu'il y a tout au tour de nous. Je suis plutôt un pigeon. Je n'aime pas les pigeons, je crois d'ailleurs te l'avoir déjà dit. C'est con. C'est moche. Je ne sais même pas pourquoi Moïse s'est fié à un pigeon. Ce n'en était sûrement pas, ou pas un vrai. Ou c'était la tige d'olivier qui avait guidé le pigeon. Un poisson rouge est plus malin qu'un pigeon, alors que dire d'un oléastre ? L'olivier millénaire symbole de la sagesse, je suppose que c'est parce qu'il en a vu, des choses. Pigeon (ou colombe) symbole de paix et de liberté, je suis sûr que parce qu'il n'y a pas plus niais, ridicule, con, écervelé, maladivement naïf que ces animaux. D'ailleurs, ces être-vivants sont tellement absents qu'on pourrait les assimiler à des légumes. Oui, voilà. Des légumes. J'en connais, des légumes ! Putain, qu'est ce qu'il y en a parmi nous. Non, mais parmi les êtres composants l'humanité, y a des êtres humains pigeons comme moi, des dindons léguminant, des fauves et des rapaces, des charognards enculés par la vie. Comme ça, la théorie de l'évolution se voit un nouveau souffle. Avec elle, mon cynisme dépressif renaît des cendres de mon ennui. Je m'ennuie et j'emmerde tout. J'emmerde de tout et ça m'ennuie. J'emmerde les légumes, les pigeons malgrés que je n'y prête plus tellement attention. J'emmerde les islamistes qui ont réussi à se faire oublier. J'emmerde les gens qui regardent tjrs la télé. La télé, c'est vieux, c'est con et c'est barbant. J'emmerde les vieux qui s'accroche à la vie. J'emmerde les femmes qui accouchent tout en cassant les tympans des autres malades qui -eux- essayent de dormir. J'emmerde les voitures qui mettent du chaâbi à fond. J'emmerde les gens qui pensent que la vie est injuste. J'emmerde les gens qui comptent les morts en Palestine, y en aura tjrs des morts... Alors, pas la peine de compter. D'ailleurs, j'emmerde les gens qui pensent tout court. J'emmerde la guerre, y compris les victimes et les ravisseurs. J'emmerde le temps qui ne s'écoule jamais à la vitesse qu'il faut. J'emmerde c'ui qui a balancé ses chaussures à la gueule de l'autre con, bah oui, il avait qu'à pas le rater, il était à 3 mètres, merde ! Ah oui, j'emmerde aussi tous ceux qui s'approche trop de moi sans invitation. Vivement qu'on comprenne que je suis cardio-actif et qu'on me mette en quarantaine dans cette putain de société... Qu'on comprenne enfin, un jour, que quand je m'emmerde, je vous emmerde.
# Posté le lundi 19 janvier 2009 16:49