Enième Scène d'un quotidien kafkaïen

Ça fait un moment que j'ai arrêté d'écrire. Dieu sait qu'il s'est passé des choses. Tellement de choses qui ne signifiaient rien. Pas grand chose, quoi. Ah, si ! Je me rappelle de cette fois où je sortais du nid parental de la demoiselle en laissant celle-ci -justement- derrière moi. Faut dire que je voyais rouge. Rouge. Tout rouge. Rouge sang. Rouge poisson.Tout le sang m'étant pourtant descendu au bas ventre. J'avais le membre gonflé à bloc. Je le sais parce que -souvent- je suis à peine monté comme un lapin. Allez, un lièvre on va dire... J'avais donc le Pikachu en rage, voilà. La faute à qui ? Mademoiselle m'a murmuré de douces cochonneries au creux de la libido, toute la soirée. Et faudra pas m'en vouloir des fois, mesdames, si vous vous adressez à moi avec de ces mots et que ce soit l'animal qui réagisse/réponde. Heureusement que quand mon cerveau manque de sang, il me garde la tête froide, tire la queue de sa trance pour la foutre le plus loin possible du champ de tir.

Pourquoi me suis-je barré ? Je ne sais pas. J'avais pourtant tout ce qu'il fallait. Une princesse de contes de fées. Je l'aimais bien. Je crois qu'elle aussi. Il faisait froid, appel à se serrer encore plus fort. Il faisait nuit. Il pleuvait. On avait chaud. Elle était belle. J'avais même des capotes à la menthe contre la mauvaise haleine (l'exemple type du 2 en 1)...

J'attendrai une autre fois pour vous ennuyer avec une nouvelle histoire. Une histoire qui ne signifie rien. Pas grand chose, quoi. Mais dont je finirai bien par me souvenir.



P.S Hommage à la Reine des Châteaux de Sable.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 12:13

Modifié le lundi 05 janvier 2009 17:08

Anxiety is the dizziness of freedom

On peut comparer l'angoisse au vertige. Quand l'½il vient à plonger dans un abîme, on a le vertige, ce qui vient autant de l'½il que de l'abîme, car on aurait pu ne pas y regarder. De même l'angoisse est le vertige de la liberté, qui naît parce que l'esprit veut poser la synthèse et que la liberté, plongeant alors dans son propre possible, saisit à cet instant la finitude et s'y accroche. Dans ce vertige la liberté s'affaisse. La psychologie ne va pas jusque-là et refuse d'expliquer outre. Au même instant tout est changé, et quand la liberté se relève, elle se voit coupable. C'est entre ces deux instants qu'est le saut, qu'aucune science n'a expliqué ni ne peut expliquer. L'homme qui devient coupable ans l'angoisse, sa culpabilité est aussi ambiguë que possible. L'angoisse est une défaillance féminine où la liberté s'évanouit, et psychologiquement la chute n'a toujours lieu qu'en état de défaillance ; mais en même temps l'angoisse est la chose la plus farouchement personnelle, et nulle manifestation concrète de la liberté n'est aussi jalouse du moi que l'est le possible de n'importe quelle concrétion. On retrouve encore ici cet accablement qui détermine l'ambiguïté de l'individu, son état de sympathie et d'antipathie. Dans l'angoisse cet infini égotiste ne nous tente pas, comme lorsqu'on est devant un choix , mais nous ensorcelle et nous inquiète de sa douce anxiété.

Kierkegaard_*

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 12:54

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 17:11

Petit'annonce

Petit'annonce
Jeune petit'homme assez crapaud ou pas tellement - des fois - mais souvent coiffé au grès du vent1 cherche sérieusement2 une jeune fille qui aime l'art, les étoiles, la nature, les choses simples, la vie, les blagues, le sexe, les bougies, le jus de citron, la japanisation, le post-rock, les petites queues, les jeux vidéo, la sieste, le chocolat noir, les voitures vintage, le son de violoncelle, la brume, les bisous, les lasagnes, le jus de citron3 (encore), les bains moussants, le sexe4 (encore et encore) ...
Sinon, bah si vous avez un QI dépassant les 120, un Bac +2 au moins, sans pour autant être désagréable à regarder, écrivez-moi en mettant en pièce jointe les documents suivants :

- 5 photos : de face, de profil, de dos, nu artistique et nu de pute.
5
- En cas de problèmes graves, une attestation témoignant de votre état psychologique, handicap physique et/ou mental, aussi si vous êtes un cas social.
- Une liste exhaustive de toutes les photos de vous parues sur Casabouge, Maroceve ou autre merde du genre.
- Une décharge signée et légalisée attestant de votre engagement à vivre une « relation
6 » saine, sans mensonges ni tromperie.

Intermédiaires, s'abstenir !
Filles PSM7 ou trop riches aussi...
Merci -

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1 à signaler que le vent n'a pas d'impact que sur sa cheveulure, mais aussi sur le contenu de sa boite crânienne.
2 là il faut signaler aussi qu'être sérieux n'est pas dans ses habitudes diurnes... du coup l'adverbe le plus approprié serait peut-être « passionnément ».
3 l'auteur du message insiste de manière suspecte.
4 c'est vrai que le sexe, c'est pas mal..
5 cette dernière photo reste optionnelle.
6 à définir par l'auteur – manque de précision.
7 ce référer au lien suivant *

# Posté le mardi 12 août 2008 15:12

Endless Story

Endless Story
Il marche souvent tout droit. Pas pour éviter de tomber. Ni pour éviter de se perdre. Il marche tout droit sans raison. Parce qu'il a tjrs marché tout droit. Tout droit : en diagonale ou parallèlement au mur, au trottoir, aux passants, aux voitures, au vent, au carrelage, au temps, aux fourmis par terre, à la vie... Ça n'empêchait pas que son chemin croise des obstacles, des murs, des trous, des barrières, des impasses, des pétasses, des crevards, des crétins, des buttoirs, des déchets, des crachoirs, des décharges, des têtes à claques, des figurants impertinemment mauvais...

Il marche tout droit. Pas pour éviter de tomber. Ni pour éviter de se perdre. Mais il ne s'ennuyait pas. Sur son chemin, il croisait les chemins d'autres vies, à des sens et des directions différentes... mais sans aucune pertinence par rapport à sa marche. Il n'essayait pas d'interpréter quoi que ce soit. Il se contente de regarder, de s'imprégner, de donner des coups de main ou des coups de pied. Tant de choses l'entouraient. Toutes peuplaient sa vie. Toutes un peu pareilles. Les papillons volent. Les cafards aussi.

Il marche droit. Pas pour éviter de tomber ni pour éviter de se perdre. À contre sens de la terre [...] L'impression de la faire tourner. Égoïste absent. Modeste perdu. "Nombriliste" maladif. Excentrique justifié. Tout se voit sur ses écailles mal cirées, ses dents poussiéreuses et son mal de vivre damné. La route qu'il s'impose, infiniment longue, pour faire tourner la terre. La seule peur de s'arrêter et de mettre fin aux vies qu'il servi. L'illusion de devoir porter les fardeaux des autres, les porter en vrai, s'en plaindre et - le pire - pouvoir en porter de bien moins légers.

Il marche très droit pas pour éviter de tomber. Ni pour éviter de se perdre. Se perdre est, d'ailleurs, un péché [...] il ne connait personne qui chante comme lui, aussi souvent, aussi mauvais [...] Qu'on le méprise, qu'on lui rigole au nez, qu'on l'applaudisse, qu'on le vouvoie, qu'on le pointe du doigt d'honneur, du pouce ou de l'index... Il fera ce qu'il se destine à faire.

Il continue à marcher droit. Pas pour éviter de se perdre. Ni pour éviter de tomber. Pour ses raisons, la terre tournera constamment, un tapis roulant tournant à la marche d'un héro qui s'oblige à faire du sur-place.


Il a compris. Il sait. Il réalisera et il finira par réaliser
Il ne s'arrêtera pas. Il ne mourra jamais. Il volera peut être un jour. Loin. Un jour.



0,25/10
Et je reste bon !

# Posté le lundi 28 juillet 2008 16:07

Modifié le lundi 28 juillet 2008 16:27

Exercice Descriptif*

Ça commence je ne sais d'où. Ça part dans tout les sens. Ça me trouble. Tant de plis, de rides et d'ondulations sur la surface de la marre, que l'eau n'a plus la force de refléter aucune image. Aucune... mais si... Les pires cauchemars sont les plus obscures, les moins lisibles, les moins compréhensibles. Là où l'horreur n'a pas de visage. Là où rien n'a plus de visage. Là où on ne se voit plus. Mais qu'on ne qu'à soi avec l'immonde impression que le monde nous regarde. L'état d'âme est une marre qui s'exprime à la surface. Mais c'est là aussi qu'on comprend qu'on perd pied. Trop petit pour tenir debout. Trop faible pour comprendre. Trop déboussolé pour se sentir impuissant. C'est là que le pire arrive : la vague d'eau douce et tiède nous lave le c½ur et le cerveau, pour avec elle tout les résidus de sens qui nous restent. L'impuissance atteint des sommets (même que le désarroi, l'incompréhension, l'affolement, la surprise, le mépris et la pitié de l'entourage physique devient insignifiante et fade, décorative, accessoire, comme un effet accompagnant un phénomène, mais une espèce de théâtralisation absurde et éphémère qui ne vous fait ni chaud ni froid...) Inutile de s'agiter, il vous suffit de rester là à me regarder : rien n'interrompt ma scène. D'ailleurs, je me regarde aussi. Un peu comme à la première personne, un peu à la troisième...

Je ne sais pas si j'ai le courage d'ironiser... Je ne l'ai pas. Finalement, pas. Trop peur des Dieux qui me prennent. Je suis désolé de ne pas pouvoir (pour la énième fois que c'est profondément vrai).

Ça finit je ne sais comment. Ça me laisse en naufragé un peu plus loin. Souvent, je me relève. Je marche un peu. Et je sourie pour avoir survécu, ou peut-être que c'est dans l'attente du prochain orage incertain mais inéluctable que je place un sourire... comme un héro ou un imbécile.

*écrit à la va-vite

# Posté le samedi 05 juillet 2008 14:22

Modifié le lundi 07 juillet 2008 15:23