Ok. Laisses-moi parler à mon tour. Laisses-moi te dire... Non, laisses-moi te faire une promesse : je promets de pisser sur ta tombe pour insuffler de la vie aux vers qui boufferont de ton cadavre. Je te promets de faire de ta sourie un suppo blanc pour te boucher le cul, tu fermeras mieux ta gueule et tu vivras plus digne à mes yeux. Je te ferai t'immoler de honte pour ce jour où tes parents t'ont conçu. Je te promets de te jeter des miettes de pain juste pour te laisser la chance de retrouver mon chemin, vers mon ascension. Je t'attendrai aux sommets. Je sais que -pour toi- la grandeur de l'âme n'a pas de limite. Je t'en ferai voir le no-men's-land. Le paradis te sourira sur ma gueule de gamin orageux. Le satyr qui m'habite visitera tes nuits, te bercera à t'en faire vomir les tripes.
J'ai la haine mais j'ai surtout de la compassion pour ta race. Ton âme consternée et ton cadavre prosterné au pied de l'erreur incommensurable à laquelle seul le blasphème le plus fin peut tenir tête. Je te pardonne -à contre coeur- ton ignorance. Tu n'as pas l'oeil, ça se voit. Remarques, tu n'as pas de cerveau non plus. La faute à qui ? Surtout pas à Dieu. Par définition, Dieu est parfait et ne fait donc pas d'erreur. Il a juste pensé te mettre sur mon chemin pour que je t'épargne. Il t'a aussi mis sur le chemin d'autrui, il est tjrs plus rassurant de trouver plus bête que soi. Un peu comme qd j'ai faim mais que je zappe un repas ou deux en pensant à tous ces gosses en Afrique qui crèvent la dalle des jours entiers. Tu devrais y penser aussi, enfin si tu peux. Je sais, tu ne peux pas. Tu n'as pas cette pâte blanche que la carapace osseuse protège de l'invasion capillaire. Et c'est tant mieux, quand je pense qu'on ne la livre jamais avec une notice d'utilisation... t'en aurais pas fait grand chose.