Des sueurs froides et de l'amour. Plusieurs secondes d'éternité. Plusieurs éternités en un
seul moment. On reprend son souffle en regardant
le plafond. Les idées s'y dessinent même après ton départ.
Le paysage me ronge : plein de papillons barbouillés à l'aveuglette
entre deux calins, des arbres tordus soutenus à coups de
crayons de couleurs, des mots pour désigner
des fleurs et des sentiments, mon bras parmis des coussins douillets pour
soutenir ta nuque, des culottes roses et rouges à points blancs
chatouillées sous mes doigts, de la douceur et de la dentelle, des fleurs et puis des fleurs... Un tout tracé des mouvements de tes doigts longs et indécis -volés dans un rêve de pianiste déchu- vers
le plafond...
... un peu comm'une baguette magique, que ma mère a surement foutu à la poubelle.
[ la baguette magique qui décore le ciel et le plafond où se perd mon sommeil ]